• Un "bâtard" célèbre : Charles Martel.

    Un « bâtard » célèbre : Charles Martel.

    Charles Martel est surtout connu pour « avoir arrêté les Arabes à Poitiers » en 732.

    Il naquit vers 684 et mourut en 741. Il était le fils de Pépin d’Herstal et d’une concubine nommée Alpaïde [de Bruyères].  A la mort de son père en 714, il réussit à s’emparer de la mairie du palais d’Austrasie, puis trois ans après de celle de Neustrie. Il prit la mairie de Neustrie en 717 à Thèodoald, fils de Grimoald et donc petit-fils légitime de Pépin d’Herstal et de Plectrude.  Il s’empara de ces fonctions aux détriments des petits-fils légitimes de Pépin d’Herstal et de sa femme Plectrude. Plectrude était une aristocrate fille d’Hugobert, comte du palais, et sans doute d’Irmina, deuxième abbesse d’Oeren. Elle possédait de grands biens dans les régions de Trèves et de Cologne. Elle eut deux fils de Pépin : Drogon et Grimoald, déjà cité. Ces derniers étant morts, Plectrude s’empara du pouvoir à la mort de Pépin, ayant pris la précaution de faire emprisonner le bâtard Charles Martel. Mais ce dernier, s’étant échappé, réussit à forcer Plectrude de lui livrer ce qui restait du trésor de Pépin d’Herstal. La princesse mourut à Cologne et fut enterrée au monastère Notre-Dame qu’elle avait fondé. Il laissa aux fils de Drogon le duché de Bourgogne, pour Arnulf mort en 721, et l’évêché de Rouen, donné à Hugues mort en 730. On ne sait ce qu’il advint de Théodoald, relégation ou emprisonnement (autre ?), qui serait mort vers 741.

    Une fois maître effectif des royaumes francs il doit lutter contre le duc d’Aquitaine Eudes qui avait formé une sorte de principauté, contre les évêques de Lyon, d’Orléans, d’Auxerre qui s’étaient rendus indépendants, mais aussi contre les Bavarois, les Alamans et les Frisons. Pour assurer sa domination en Neustrie, Charles installe partout où il peut ses amis et ses parents. Puis il peut reprendre pied dans les principautés périphériques grâce à ses guerriers et aux missionnaires. En Aquitaine, qui échappe à son autorité, il va profiter de l’invasion musulmane pour intervenir. Et, en effet, il réussit à battre une armée arabo-berbère à Moussais, entre Poitiers et Tours, le 25 octobre 732. Cette victoire eut une grande importance pour le destin de Charles et de ses descendants. Profitant de sa victoire et de la mort du duc Eudes en 735, Charles descend jusqu’à la Garonne, prend la ville de Bordeaux et oblige le nouveau duc à lui promettre fidélité. Il intervient également dans la vallée du Rhône et en Provence pour battre non seulement les Arabes mais soumettre les aristocrates qui étaient indépendants. Mais il ne peut pas s’emparer de Narbonne. En Bourgogne, il installe ses fils et distribue domaines et abbayes à des aristocrates bavarois qui firent souche.
    Le maire du palais se sent assez fort pour ne pas faire élire un roi comme successeur du mérovingien Thierry IV mort en 737. Mais il ne prend pas lui-même le titre de roi.
    En 739, le pape Grégoire III, menacé par les Lombards qui veulent faire l’unité de l’Italie et prendre Rome, fait appel à celui qu’il nomme « vice-roi ». Mais Charles a besoin des Lombards pour lutter contre les Arabes et n’intervient pas en Italie.

    Il gouverne de fait le royaume franc. A la différence de son père, il réside le plus souvent en Neustrie. Il est l’ami des moines de Saint-Denis à qui il confie l’éducation de son fils Pépin. Il fait rédiger par son frère Childebrand une chronique officieuse qui continue l’œuvre du pseudo-Frédégaire. Souhaitant que les mairies des palais restent dans la famille, il règle sa succession de son vivant. Il attribue à son fils aîné Carloman l’Austrasie, l’Alémanie, la Thuringe et à Pépin la Burgondie, la Neustrie, la Provence. Il meurt le 22 octobre 741 au palais de Quierzy et est enterré à Saint-Denis auprès des rois mérovingiens. Charles a préparé le succès de la famille qui a reçu son nom : les Carolingiens.

    Son fils Pépin deviendra roi en novembre 751 et son petit-fils Charlemagne empereur. 

    « Jeanne d'Arc était-elle Lorraine ?La révolte des Bretons, conduite par Boudicca. »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :