• REMI.

    REMI (saint Rémi).

    Remi est cité surtout dans l’histoire du roi franc Clovis Ier.

    La figure de saint Remi (vers 440-530) est associée à jamais au baptême du roi Clovis mais la vie de cet évêque ne se limite pas à cet événement. Remi est issu d’une riche famille gallo-romaine qui possédait de grands biens. Il est né dans les environs de Laon vers 440, il a reçu une bonne éducation comme en témoigne vers 471 son ami Sidoine Apollinaire dans une lettre qui fait l’éloge des declamationes de l’évêque, c’est-à-dire des exercices de rhétorique (Lettre, IX, 7). Entre 20 et 25 ans, donc très jeune, Remi est choisi pour être évêque de Reims, capitale de la province Belgique seconde. Cette région était entre les mains de quelques troupes romaines mais surtout du roi franc Childéric. En 480, après la mort de ce dernier, Remi envoie une lettre à son successeur Clovis pour le féliciter de son avènement et lui donner des conseils, ce qui a pu paraître étonnant de la part d’un évêque chrétien écrivant à un barbare païen. Il lui dit de s’entourer de bons conseillers et de recourir aux conseils de prêtres. Cette lettre a déjà le ton d’un « miroir de prince ». Remi connaît sans doute les bonnes dispositions de Clovis. Après la bataille de Soissons, il lui fait rendre le vase liturgique qui avait été dérobé. Enfin, il prépare Clovis à son baptême à Reims la nuit de Noël (499 ?). Si Remi n’est pas au concile d’Orléans en 511, du moins la province de Reims est représentée par les évêques de Soissons, Amiens, Senlis et du Vermandois. Après la mort de Clovis, Reims devient la capitale du royaume de son fils Thierry Ier (511-533).

    Remi montre une grande activité dans sa province. Il installe ses parents et amis dans les évêchés de Soissons, Amiens, Châlons-sur-Marne, Thérouanne. Il crée, nous dit Flodoard, l’évêché de Laon. Il confie à saint Vaast l’évangélisation des régions d’Arras et de Cambrai. Il secourt les détresses, crée une « matricule » pour les pauvres. Il lègue beaucoup de biens à des églises et affranchit les esclaves. Il meurt très âgé vers 530 et est enterré dans la basilique qui portera peu après son nom.

    La vie de saint Remi nous est connue par Grégoire de Tours mais aussi deux biographies. Une Vie brève, attribuée à Fortunat, en fait du VIIIe siècle, est remplie de miracles. Au IXe siècle l’archevêque de Reims, Hincmar, écrivit une importante Vie de saint Remi, texte intéressant mais souvent peu historique. Pourtant c’est grâce à Hincmar que nous avons le long testament de l’évêque sur lequel on a beaucoup discuté mais qui aujourd’hui est considéré comme authentique. En outre, nous avons gardé quatre lettres de Remi : deux à Clovis après son avènement et après la mort de sa sœur Aldoflède, une à l’évêque Falcon de Maastricht coupable d’avoir ordonné un clerc de Mouzon, alors dans la province de Reims, et une autre à trois évêques (Héraclius de Paris, Léon de Sens et Théodose d’Auxerre) à propos du prêtre Claude ordonné sur la recommandation de Clovis.

    Michel Rouche  a produit, dans son livre Clovis paru en 1996, les quatre lettres et le testament de Remi traduits  et commentés.

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