• Mai 1945 en Europe.

    Début du mois de mai 1945 en Europe.

     

    Le 1er mai le GPRF (Gouvernement provisoire de la République française) adhère à l’accord de Londres du 14 novembre 1944 définissant les attributions de l’autorité de contrôle alliée sur l’Allemagne.
    Le 1er mai l’île d’Oléron est enfin libérée par les troupes françaises, après la « poche » de Royan libérée le 18 avril 1945.
    Le 2 mai voit la capitulation de l’armée allemande d’Italie ainsi que l’investissement de Berlin par les troupes soviétiques.
    Le 4 mai les forces allemandes du Danemark, des Pays-Bas et de Westphalie déposent les armes.

     

    A Reims, le 7 mai, au quartier général d’Eisenhower, est signée la capitulation sans conditions du IIIe Reich. Elle prend effet le 8 mai à 23 h01. Il s’agit d’un acte purement militaire.
    Une nouvelle signature a lieu à Berlin le 9 mai à 0 h 43, qui est l’heure de la fin de la réunion, à la demande des Soviétiques. Sur cet acte, daté officiellement du 8 mai, la mention « Haut commandement de l’Armée rouge » remplace la mention « Haut commandement soviétique » portée sur la reddition de Reims.
    A Reims il y a comme témoin français le général François Sevez, et à Berlin le général Jean de Lattre de Tassigny.
    Les Occidentaux choisiront la date du 8 mai pour commémorer la fin de la guerre en Europe, tandis que les Soviétiques la célébreront le 9.
    Le 9 mai Prague est libérée avec le concours des soldats russes de l’armée Vlassov qui affrontent une division de Waffen-SS. Ce même jour l’armée soviétique fait sa jonction avec la résistance tchèque, permettant ainsi la libération totale de Prague ainsi que le départ des restes de la division d’infanterie de l’armée Vlassov qui avait si vaillamment combattu les troupes allemandes depuis le 5 mai.
    Les dernières poches allemandes de l’Atlantique ne déposeront les armes que le 11 mai 1945.

     

    L’armée Vlassov, c’est celle de ce jeune général soviétique qui s’était couvert de gloire dans l’Armée rouge avant d’être capturé avec ses soldats par les Allemands devant Léningrad. La plupart s’engagèrent ensuite dans la Wehrmacht – par antisoviétisme (Vlassov s'estimait trahi par Staline) et sachant que, de toute façon, les soldats soviétiques faits prisonniers étaient traités -eux et leur famille- comme des traîtres par Moscou, autant dire promis à la mort. Cette armée Vlassov n’a certes pas laissé que de bons souvenirs dans les territoires où elle a combattu, notamment en France. Mais ces soldats n’étaient pas tous des criminels de guerre, loin de là, et ils se battaient pour leur survie, la leur et celle de leurs familles. En outre, c’étaient d’abord des déportés comme des millions d’autres captifs des nazis dans l’Europe conquise. Enfin, il est bien établi qu’en raison de l’horreur et de la terreur quotidienne de la vie en URSS, la plupart des régions envahies par l’armée allemande se crurent d’abord libérées avant d’être détrompées par la façon dont les nazis traitaient les slaves : en esclaves.

     

    Le 15 mai, la France devient membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

     

    Le 20 mai, dans un discours prononcé à l’occasion de la conférence des secrétaires de fédérations du Parti socialiste SFIO, Léon Blum livre son sentiment sur la place que les résistants sont en droit de revendiquer dans la France libérée : une leçon de démocratie passée trop inaperçue !

     

    « Les anciens princes d'Aquitaine, rois et ducs.AVIT de Vienne. »

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