• Le duc troubadour.

    Guillaume IX d’Aquitaine.


    Fils de Guillaume VIII d’Aquitaine et d’Audéarde de Bourgogne, né le 22 octobre 1071 et mort le 10 février 1127.
    Duc d’Aquitaine et de Gascogne de 1086 à 1127. Sceptique, aimant le plaisir et les femmes, il eut de nombreux démêlés avec l’Eglise et fut deux fois excommunié ; il conduisit cependant une armée à la croisade en 1101. Pour la Pâques 1102, Guillaume est à Jérusalem avec les survivants de son expédition. Après dix-huit mois d’absence il est de retour à Poitiers le 29 octobre 1102.


    Il fut un des plus anciens et l’un des meilleurs poètes de langue d’oc et l’on a conservé de lui onze chansons, tantôt facétieuses tantôt courtoises, qui nous sont parvenues. Il est donc surtout connu comme « Guillaume le Troubadour ».


    Il épousa d’abord Ermengarde d’Anjou puis Philippa de Toulouse (en 1094), dont il eut deux garçons (Guillaume et Raymond) et cinq filles. Son mariage avec Philippa, fille unique du comte Guillaume IV de Toulouse, lui fournit la raison de ses interventions dans le grand comté voisin, dont il s’empara à plusieurs reprises, en particulier au printemps 1098 où il occupa Toulouse. Il fit élever la tour Maubergeon dans le palais des comtes, à Poitiers, dont le nom viendrait de sa maîtresse Amalberge, la vicomtesse de Châtellerault, rencontrée en 1115 pour la première fois. Philippa de Toulouse décède le 28 novembre 1117.


    En 1119/1120, on le voit réunir à Bordeaux ses vassaux aquitains et gascons, jusqu’à 600 chevaliers soit environ 3000 hommes d’armes, pour aller participer à l’importante campagne de Cutanda aux côtés du roi d’Aragon et Navarre Alphonse le Batailleur. La victoire éclatante de Cutanda, le 18 mai 1120, est l'oeuvre des Aquitains et Gascons commandés par Guillaume. Commencée au premier rayon du soleil la bataille durera jusqu’au soir.
    Le camp « sarrasin » sera pillé et c’est là que le duc trouve un vase en forme de goutte taillé dans un bloc de cristal de roche. Il mesure près d’un pied et  cette taille fait sa rareté. Vingt ans plus tard, sa petite fille Aliénor le trouvera dans le trésor conservé au château de Bordeaux, et l’offrira à son mari le roi Louis VII. Après leur divorce, ce dernier en fera don à l’abbaye de Saint-Denis et Suger lui ajoutera deux éléments en or : un col orné de perles et un pied avec une inscription pour en indiquer l’origine. L’objet est aujourd’hui au Louvre.
    Dans le monde musulman, pendant trois siècles, le nom de Cutanda deviendra le synonyme de catastrophe. Plus jamais les cavaliers arabes ne fouleront la vallée de l’Ebre.


    Pour finir ce court résumé je cite un témoignage d’un moine de Sainte-Croix de Talmond, abbaye favorisée par le duc. Il célèbre ses talents militaires et prétend « qu’il ne se mettait jamais en colère » ce qui est excessif quand on connaît les démêlés de Guillaume avec l’évêque Pierre II de Poitiers, par exemple.

    « Le "mystère Gondovald". EXTRAITS d'un procès-verbal de 1727. »

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